Complicité frère et sœur : donner un vrai rôle à l'aîné auprès du cadet
« Il me copie tout le temps ! » La rivalité entre l'aîné et le cadet recule quand le grand reçoit un rôle qu'il a envie de tenir — guide plutôt que gardien — et quand le petit peut, un jour, lui rendre la pareille.
« Il me copie tout le temps ! » soupire la grande. Pendant ce temps, le petit la suit de pièce en pièce, veut le même verre, le même jeu, la même place sur le canapé. Et le soir, entre les deux, ça finit en cris. L'essentiel : la rivalité entre un aîné et un cadet se nourrit surtout de comparaison et de concurrence pour l'attention des parents. Elle recule nettement quand l'aîné reçoit un rôle qu'il a envie de tenir — celui qui sait et qui transmet, plutôt que celui qui doit « montrer l'exemple » — et quand le cadet a, lui aussi, l'occasion de donner quelque chose en retour. La complicité ne se décrète pas, mais elle se cultive par des situations où les deux gagnent à être ensemble. Pourquoi l'aîné et le cadet se disputent autant Pour l'aîné, l'arrivée du cadet a d'abord été une perte : moins de temps seul avec ses parents, moins de place, et une phrase qui revient souvent — « tu