Crises de colère : ce qui se passe vraiment dans la tête de votre enfant

Crises de colère : ce qui se passe vraiment dans la tête de votre enfant

Un enfant de trois ans ne choisit pas sa colère : la partie de son cerveau qui freine n'est pas encore construite. Ce que ça change à votre façon de réagir.

Rayon des céréales, 17 h 40. Votre enfant est allongé par terre, il hurle, et trois personnes vous regardent. Vous savez déjà ce que vous ferez : céder, ou sortir en le portant sous le bras. Aucune des deux options ne vous convient. Ce qui aide vraiment, c'est de comprendre ce qui se passe à cet instant précis dans sa tête. Parce que ce n'est pas ce que vous croyez. Un enfant de 3 ans choisit-il de faire une crise ? Non. Et c'est le point qui change tout. Le cortex préfrontal — la région du cerveau qui permet d'inhiber une impulsion, de patienter, de relativiser — n'est pas mature avant l'adolescence, et il est à peine ébauché à trois ans. Quand la frustration arrive, l'enfant n'a tout simplement pas encore l'organe qui sert à freiner. Autrement dit : lui demander de se calmer, c'est lui demander d'utiliser un outil qu'il n'a pas. Il ne refuse pas, il ne peut pas. Ce n'est pas une invitation à tout accepter —